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Séminaires Praxiling 2018-2019

18 mars 2018

Mercredi 7 novembre
Cécile Alduy, Professeure à l’Université Stanford et chercheuses associée au CEVIPOF (Sciences Po).
Ce que disent les Français de la laïcité : consensus républicain et polysémies polémiques

Résumé
Depuis une quinzaine d’années, l’actualité politique et médiatique française est agitée de polémiques d’une rare violence autour de la définition de la laïcité et de la juste place du religieux dans la vie de la cité. La gauche se déchire, les intellectuels s’écharpent, « islamo-gauchistes » et « néo-réac » s’invectivent, et pendant ce temps l’extrême droite s’empare d’un concept qui était frappé d’anathème dans son camp il y à peine dix ans…
Qu’en est-il des Français eux-mêmes ? Ont-ils une vision plus consensuelle, moins passionnelle de cette valeur qu’ils plébiscitent presque unanimement dans les enquêtes d’opinion ? Ou bien sont-ils eux aussi tiraillés entre des positions antagonistes où se lisent leur affiliation partisane, leur profession de foi, leur catégorie sociologique-professionnelle, leur éducation, et l’influence de la mise en discours de ce terme par les acteurs médiatiques ? Surtout quel sens lui donnent-ils ?
D’un concept juridique et politique (séparation des églises et de l’État, neutralité de ce dernier, liberté de culte et de conscience), la laïcité est devenu un enjeu identitaire et culturel. Un mot aussi dont la définition même, devenue floue à force d’être adjectivée, est l’objet d’un combat culturel et idéologique permanent. Qui donc a gagné la bataille sémantique sur ce mot instrumentalisé dont tous les acteurs politiques prétendent détenir le sens véritable ?
Pour répondre à ces questions nous avons donné la parole aux Français eux-mêmes en interrogeant un échantillon représentatif de près de 20,000 personnes lors de l’Enquête Électorale Française 2017 menée par le CEVIPOF. Ce sont ces réponses, qui peignent des représentations sociales de la laïcité assez éloignées de caricatures qui s’affichent en couverture des hebdomadaires, dont nous proposons de révéler la complexité.

Lundi 19 novembre
Marcia Romero, Université Fédérale de Sao Paulo (UNIFESP), Brésil
« Invariance, figure notionnelle et principes de variation linguistique »

Résumé
Notre discussion apporte une réflexion sur les concepts dʼinvariance et de figure notionnelle qui se trouvent au fondement de l’activité langagière selon la Théorie des Opérations Prédicatives et Énonciatives et sur leurs contributions à la formation des structures cognitives soutenue par une approche de la production-reconnaissance des sens au travers des formes verbales. Pour cela, nous proposons une analyse des données articulant une caractérisation invariante de l’identité sémantique de deux verbes en portugais brésilien à des principes réguliers de variation, les verbes ACABAR (finir, se terminer, épuiser etc.) et PARTIR (partir, casser, rompre etc.). Ces principes, fondés sur un jeu réglé entre deux niveaux, le niveau notionnel, d’ordre cognitif, et le niveau linguistique, où l’on a production-reconnaissance des formes (des énoncés), sont responsables pour des phénomènes attachés à l’auxiliarité (verbe principal-verbe auxiliaire) ou à la rection verbale, parmi d’autres phénomènes que nous cherchons également à expliquer. Les énoncés qui illustrent notre propos, provenant des sources primaires et secondaires, intègrent la Banque de Données Lexique et Énonciation (Projet de recherche financé par la Fondation d’Appui à la Recherche de l’État de São Paulo – FAPESP, 2013-07572-0).

Lundi 17 décembre
Corinne Gomila, laboratoire Praxiling UMR 5267 UM3-CNRS
« L’épilinguistique et le métalinguistique dans le discours didactique sur la langue. Etude de quelques » on dit «  »

Résumé
RA l’appui des travaux fondateurs d’A. Culioli, de J. Rey Debove et de J. Authier Revuz, il s’agira tout d’abord de questionner la partition épilinguistique vs métalinguistique dans le discours didactique : les traits distinctifs habituellement proposés - inconscient/conscient, courant/spécialisé, non codé/codé - restent-ils opératoires en contexte scolaire ? Le discours sur la langue et le langage y est-il systématiquement métalinguistique ou participe t il aussi de l’activité épilinguistique ? Et si oui, sous quelles formes méta énonciatives cette activité se manifeste-t-elle ? S’agit il plutôt de glose, de reprise, de reformulation ou de formes de modalité autonymique ? Que dire du discours sur les mots de l’enseignant et des élèves quand il se fait de façon spontanée, non codifiée au fil des échanges ? Le recours au métalangage « naïf » est il alors la trace spontanée d’un discours épilinguistique ou au contraire la marque délibérément dialogique d’un discours métalinguistique ajusté à l’entendement des élèves ?
L’étude portera ensuite sur un énoncé définitoire typique du discours scolaire introduit par le segment on dit … et ses variantes on dira…, on dirait… dans un corpus constitué de plusieurs séances de classe de primaire allant de la maternelle au CM2. L’emploi de l’introducteur est singulier dans ce contexte didactique car, comme on peut le voir dans l’exemple suivant, on dit participe d’un discours sur la langue -il s’agit bien de définir le sens du verbe s’émerveiller qui repose sur la représentation des emplois du mot en question : on dit qu’on s’émerveille.
E […] quand on voit quelque chose c’est très beau on dit qu’on s’émerveille ça veut dire que c’est vraiment très très beau

La définition passe ici par la monstration des usages de la communauté discursive, proche en cela d’une zone repérée par J. Authier Revuz (2004 : 38) : « la zone d’un discours sur la langue comme somme d’usages […], où - via le » on « - émerge une représentation de la langue comme »discours autre du on«  ».
Après avoir répertorié les énoncés du corpus introduit par on dit et ses variantes, l’étude analysera leurs caractéristiques morphosyntaxiques, leurs propriétés sémantiques et leurs spécificités énonciatives - de la question du on à l’hétérogénéité montrée de l’énoncé, avant de voir en quoi ce type d’énoncé définitoire est essentiel au bon fonctionnement du discours didactique.

Bibliographie
Authier-Revuz J. (2004) « La représentation du discours autre : un champ multiplement hétérogène », Juan Manuel Lopez Munoz, Sophie Marnette et Laurence Rosier (éds), Le discours rapporté dans tous ses états, Paris, L’Harmattan, p. 36-53.

Culioli, A. (1979), « Conditions d’utilisation des données issues de plusieurs langues naturelle », Modèles linguistiques, I -1, 1979, p.89-103.

Gomez jordana S. et J. C. Anscombre J. C. (2015), « Dire et ses marqueurs », Langue française, n°186, Paris, Larousse.

Rey-Debove, J. (1997) : Le Métalangage. Paris, Armand Colin.

Rouanne L. Et J. C. Anscombre, (2016), Histoires de dire : petit glossaire des marqueurs formés sur le verbe dire ", Bern, Peter Lang.

Fabrice Hirsch, laboratoire Praxiling UMR 5267 UM3-CNRS
« Titre à venir »

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Lundi 11 Février
Jacques Bres & Christel Lebellec, laboratoire Praxiling UMR 5267 UM3-CNRS
« Titre à venir »

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Eric Mélac, Université Paul-Valéry Montpellier 3 département LLCER
« Titre à venir »

Résumé à venir

Lundi 25 Février
Mélissa Barkat-Defradas, ISE-M, UMR5554, CNRS & Université de Montpelier
« The influence of sexual orientation and testosterone levels on speech acoustic features »

Résumé
Potential differences between homosexual and heterosexual men have been studied on a diverse set of social and biological traits. Regarding vocal acoustic features, researchers have hypothesized a feminization in homosexual’s speech production but have so far produced mixed results. Moreover, to our knowledge, studies investigating the potential effects of testosterone levels as a function of sexual orientation on speech acoustic features, as a mean to explain potential differences, are non-existent. Lastly, most of the studies on homosexual’s speech have been mostly conducted with English native speakers, which calls for an investigation in other cultures. In order to study these aspects, we compared testosterone levels (assessed through saliva samples) and vocal acoustic characteristics between homosexual and heterosexual native French men. Furthermore, we tested if homosexual men showed a feminization of such features by comparing them to heterosexual women. In addition to mean pitch and its modulation, we also investigated two other understudied acoustic features that is the jitter, a proxy of vocal roughness, and the Harmonics-to-Noise ratio, a proxy of vocal breathiness. Results show that homosexual men significantly displayed higher pitch-modulations patterns and breathier voices compared to heterosexual men, with values shifted towards those of heterosexual women. However, testosterone levels did not predict any differences in all speech acoustic characteristics. Nonetheless, when studying overall speech differences, homosexual men were feminized up to 9.35%. Finally, we discuss our results in light of the biological and social models explaining the vocal acoustic differences between homosexual and heterosexual men.

Lundi 18 mars
Gilles Siouffi, Université Paris Sorbonne
« Titre à venir »

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Lundi 8 avril
Jean Noriyuki Nishiyama, Université de Tokyo
« La traduction, outil privilégié de l’interculturalité ? - comment Antoine Meillet est-il devenu un personnage emblématique contre le militarisme au Japon »

Résumé
Spécialiste de la grammaire comparée, Antoine Meillet (1866-1936) a laissé un ouvrage de circonstances, intitulé Les langues dans l’Europe nouvelle (1re édition en 1918, 2e en 1928), rédigé juste après la Première Guerre mondiale pour démontrer les valeurs de la linguistique en matière de politique internationale, face à la création de nouvelles nations. Le problème était de déterminer les frontières des nations par rapport à la frontière linguistique après l’effondrement d’Empires.
Cet ouvrage a été traduit en japonais pour la première fois en 1943, au moment où l’Empire du Japon a élargi ses frontières en dehors de l’Archipel pour « délivrer les pays d’Asie sous le fardeau des Occidentaux ». La situation géopolitique de l’Asie à l’époque était à comparer, à premier vue, avec celle de l’Europe après la Grande Guerre, par rapport à l’émergence des nations nouvellement créés, ce qui ne justifie pas pourtant la publication de la traduction d’un Meillet, ouvarge rédigé par un savant d’un pays ennemi.
Cette intervention consiste à dégager l’arguement de la traduction japonaise d’un Meillet pour éclairer l’ambition et la conscience interculturelle du traducteur japonais. La confidence du traducteur japonais après la guerre dévoile sa représentation sur Meillet, et ce comme un outil secret de la résistance contre le militarisme. Nous allons analyser donc l’expérience interculturelle du traducteur japonais à la période de la guerre.

Lundi 13 mai
Laurent Gosselin, Université de Rouen

« Titre à venir »

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Lundi 10 juin
Christoph Schöch, Université de Trèves

« Titre à venir »

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